Socomec Benfeld : répression syndicale et violences

Publié le 10/07/2017 par Rédaction

Présentation du groupe Socomec 

La Socomec est une entreprise crée en avril 1922 à Benfeld par Joseph Fiat. D’abord spécialisée dans la construction de fusibles, court circuits et interrupteurs électriques, elle a vu son activité évoluer et grandir à partir du XXème siècle. Aujourd’hui, le Groupe Socomec compte des filiales en Allemagne, Angleterre, Italie, Argentine, Chine, Indonésie, Slovénie, Roumanie, Tunisie, Etats-Unis, Vietnam et en Australie.

 

L’entreprise a un savoir-faire reconnu dans le monde entier en termes de fabrications électroniques, d’onduleurs, de conducteurs magnétiques et de recherche sur les onduleurs solaires.

En 2006, le site d’origine de Benfeld en Alsace se dote d’une plate-forme logistique européenne de 6 000 m².

En 2010, à 44 ans, Ivan Steyert est nommé Président du groupe Socomec. Assisté par Michel Krumenacker, Directeur général délégué, Steyert donne le cap pour un groupe plus responsable, plus ouvert et plus engagé.

 

La fermeture du centre de logistique au cœur des tensions à Socomec Benfeld

Depuis 4 ans, les conditions de travail des 340 ouvriers de l’entreprise ne cessent de se dégrader : objectifs de plus en plus durs à tenir et pression des managers pouvant aller jusqu’à la violence verbale.

Sur les 340 ouvriers du site de Benfeld, 300 sont syndiqués CGT. Les élus délégués du personnel CGT assument pleinement leurs fonctions et favorisent le dialogue social avec la direction.

Christine Kaidi, France Insoumise aux côtés de salariés et représentant CGT lors du rassemblement Socomec Benfeld

Pourtant, depuis quelques semaines, la direction a adopté une politique de répression envers les délégués du personnel CGT : elle n’apprécie pas que les salariés contestent leurs conditions de travail.

Estimée non-rentable par la direction, l’activité du centre de logistique du site de Benfeld va être sous-traitée, condamnant le centre à la fermeture et laissant les salariés concernés dans le flou.

Cette fermeture programmée par la direction n’est pas accueillie sereinement par les salariés qui, à ce jour, attendent l’ouverture de négociations pour obtenir des mesures d’accompagnement.

 

Mises à pieds, refus de négocier… Les élus CGT font l’objet de répression

Le 6 juillet 2017, suite à l’appel de la CGT Métallurgie, des militants France Insoumise sont venus soutenir les élus délégués du personnel de Socomec Benfeld, victimes de répression.

Le constat est accablant, la direction pratique la politique de l’isolement des salariés et tente par tous les moyens de discréditer le travail des délégués.

 

Lors d’une réunion entre la direction et la section complète de la CGT de l’entreprise, un délégué du personnel a pris la parole pour exprimer les avis des salariés et mettre en avant les abus qu’ils vivent au quotidien. La direction a refusé d’entendre que certains managers se comportent en tyrans avec leurs équipes et qu’un grand nombre de salariés sont épuisés par cette ambiance malsaine, faite de pressions psychologiques et d’insultes.

Suite à sa prise de parole, le délégué en question a été mis à pieds pendant 3 jours : une mesure de répression de la direction.

Par la suite, malgré la volonté affichée de la direction d’empêcher les délégués d’informer les salariés et de recueillir leurs doléances, les délégués ont reçu dans les locaux de l’entreprise 3 salariés en situation de souffrance.

Un membre de la direction, intervenu en soutenant qu’il s’agissait d’une réunion syndicale non déclarée, a molesté un des délégués. Suite à l’agression, le délégué a fait un malaise et est actuellement en arrêt pour accident du travail.

Aucune sanction n’a été prise par la direction à l’égard du responsable de ces violences physiques. Une plainte a été déposée par le salarié.

 

Lors le rassemblement du 6 juillet, la direction refuse de recevoir une délégation le jour même, mais laisse la possibilité d’ouvrir le dialogue à condition que certains élus soient exclus de la réunion.

Étaient présents à ce rassemblement solidaire : les élus CGT Socomec, les salariés Socomec, les élus CGT d’autres entreprises secteur métallurgie Grand Est et commerces-services, des militants CGT appartenant aux PCF et des militants France Insoumise.

Lors du rassemblement les élus CGT ont pris la parole. Retrouvez leur intervention en vidéo.

 

 

Socomec Benfeld : le constat de la CGT et la France Insoumise

La direction de Socomec est entrée dans une phase de répression syndicale afin de faire passer toutes ses mesures de restructurations.  Elle s’inscrit de fait dans l’application de la loi El Khomri et anticipe déjà les ordonnances Macron de cet été.

 

Non content d’empêcher les élus de faire leur travail et d’essayer par tous les moyens de les discréditer, la direction du site va jusqu’aux agressions verbales et physiques. Une telle situation est inacceptable et il convient d’y répondre par tous les moyens légaux disponibles !

 

La France Insoumise appelle à une union des forces d’opposition

Lors du rassemblement du 6 juillet, les militants France Insoumise ont rencontré des personnes engagées depuis longtemps dans la défense des salariés et non disposées à se laisser intimider par les pressions qu’ils subissent.

Ils ont aussi rencontré des ouvriers épuisés, marqués psychologiquement. Du reste, les élus délégués du personnel ont confirmé que le nombre de salariés en burn out augmente régulièrement.

Salariés Socomec Benfeld lors du rassemblement solidaire du 6 juillet 2017

Voilà ce que nous prépare à grande échelle la destruction du code du travail et des 150 années de luttes sociales !

Rappelons que, depuis la mise en place de l’état d’urgence, 95% des perquisitions et assignations à résidence ont visé des élus syndicaux, des militants et des activistes d’ONG. L’étendu de l’état d’urgence au droit commun va permettre d’accentuer d’avantage la pression sur celles et ceux qui ne veulent pas céder !

 

La France Insoumise, mouvement citoyen fermement ancré dans l’opposition au gouvernement Macron, agira sur le terrain main dans la main avec toutes celles et tous ceux qui refusent la destruction programmée de nos droits, nos acquis sociaux, notre système de protection sociale, nos services publics et nos libertés individuelles.

La France Insoumise appelle à une union des forces d’opposition sur le terrain, sans violence, mais en utilisant tous les moyens pour informer et faire s’ouvrir les consciences !

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