Externalisation des services hospitaliers : un danger pour la santé publique

Publié le 06/06/2017 par Rédaction

Les 10 années de gouvernement Sarkozy-Hollande ont accentué la détérioration du fonctionnement de la santé publique et particulièrement des hôpitaux publics en France. La politique du gouvernement Macron ne risque pas d’arranger les choses.

 

La politique Macron : un danger pour les hôpitaux et la santé publique

Les 10 années de gouvernement Sarkozy-Hollande ont accentué  la détérioration du fonctionnement des hôpitaux publics en France.

Le non renouvellement du personnel, la politique du paiement à l’acte et la fermeture de nombreux services dans les petits hôpitaux, font de notre pays un symbole de la médecine à deux vitesses et ne permet plus de garantir une égalité des soins.

 

Avec le gouvernement Macron, les choses ne risquent pas de s’améliorer. Sa politique est entièrement tournée vers la notion de rentabilité des hôpitaux, sans y mettre de moyens supplémentaire avec une prise en charge des remboursements par les mutuelles et ce qu’il appelle la « responsabilisation des citoyens ».

Comprenez que : plus vous êtes âgés, plus vos cotisations mutuelles vont augmenter de manière exponentielle. Idem si vous avez des antécédents  familiaux de problèmes de santé.

 

Nous nous orientons sans aucun doute vers une politique de la santé à l’américaine ou à l’anglaise : ceux qui ont les moyens de se soigner auront accès aux services des cliniques privées tandis que la majorité des citoyens devra se satisfaire d’un service public de santé de plus en plus déstructuré.

 

L’externalisation des services hospitaliers : un premier pas alarmant dans les hôpitaux de Strasbourg

La mécanique de l’austérité se poursuit et s’invite aujourd’hui dans la gestion des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS).

 

Afin de dégager de nouvelles économies, la direction des HUS s’est engagée dans un processus d’externalisation de certains services des hôpitaux strasbourgeois. Derrière le terme pudique « d’externalisation », il faut y voir la mise en forme d’un processus de privatisation de l’un des services publics centraux de la ville, s’opérant donc d’abord par une mise à l’écart progressive des Agents des Services Hospitaliers (ASH) au profit de sociétés privées.

La direction a commis le tort de négliger les conséquences d’une telle décision : en scindant ainsi les salariés entre privé et public, elle fragilise l’unité des centres hospitaliers, qui entretenaient en son sein une cohésion entre les différents travailleurs, indépendamment de leurs postes.

Difficile en effet pour les sociétés privées d’émuler à nouveau une telle cohésion, alors que les travailleurs privés ne bénéficient pas de la même stabilité professionnelle, qui permet d’instaurer un cadre de travail plus apaisé à long terme.

 

A cela s’ajoute un manque de formation évident, dont il résulte logiquement une baisse drastique de la qualité dont se plaignent fortement les patients, qui payent les conséquences de cette gestion de court terme : nettoyage bâclé et manque de communication avec les autres travailleurs, dans un lieu où l’hygiène se doit d’être irréprochable.

La baisse de qualité est constatée par la direction elle-même, qui l’admet implicitement en effectuant un rappel à ce niveau avec la société GSF aujourd’hui chargé de l’entretien.

 

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les personnes issues du secteur privé, souvent précaires, qui s’occupent de l’entretien sans avoir eu de formation suffisante, et parfois sans avoir tout le matériel nécessaire, mais au contraire de mettre l’administration face aux conséquences de sa politique d’externalisation.

 

Manifestation contre la fermeture de l’hôpital de Kehl-Offenburg

Après la fermeture d’un bon nombre de ses services pour cause de manque de rentabilité, l’hôpital de Kehl-Offenburg est aujourd’hui voué à disparaître.

A l’occasion d’une action devant l’hôpital de Kehl-Offenburg le 12 mai 2017 s’opposant à la fermeture de l’hôpital, la France Insoumise et les candidats de la 2ème circonscription du Bas-Rhin sont allés à la rencontre des militants de Die Linke.

Manifestation Die Linke contre la fermeture de l'hopital de Kehl-Offenburg

Voici le communique de presse de Die Linke, rédigé à l’occasion de la manifestation :

« Le manque de personnel à l’hôpital: un danger pour votre santé

 

Sous ce thème Die LINKE a mené une action, le 12 mai 2017, devant l’hôpital Kehl-Offenburg et devant la mairie d’Offenburg.

Le ministre fédéral de la santé Hermann Gröhe doit faire en sorte que les hôpitaux allemands puissent embaucher 100 000 infirmiers et aides-soignants supplémentaires. En outre, le gouvernement fédéral doit définir précisément le rapport entre le nombre de soignants et de patients.

C’est un scandale qu’en Allemagne un infirmier s’occupe de 10 patients par jour, alors qu’en Suisse et au Pays-Bas il n’a que 5 patients à charge. Ainsi, le risque de mourir pendant un séjour à l’hôpital est 35% plus élevé en Allemagne que dans ces deux pays.

DIE LINKE soutient le syndicat (du service public) verdi dans sa lutte pour une augmentation du personnel soignant dans les hôpitaux du Bade-Wurtemberg. »

 

L’Avenir en Commun : vers une santé publique responsable et solidaire

Nous, insoumis et insoumises sommes convaincus que nous devons tous être égaux en ce qui concerne l’accès à des soins de qualité.

 

Avec son programme l’Avenir en Commun, la France insoumise propose une solution responsable et solidaire pour la santé. Retrouvez l’intégralité du programme de santé en consultant le livret thématique « La santé, notre bien commun ».

 

Insoumis-es du Bas-Rhin, donnez une chance à l’Avenir en Commun les 11 et 18 juin 2017 en votant pour les candidats France Insoumise du Bas-Rhin.

Vous votez dans la deuxième circonscription (Strasbourg Sud, Illkirch-Graffenstaden) ? Découvrez Christine Kaïdi et Jimmy Brunet, vos candidats insoumis en cliquant sur ce lien.

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